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Conseil Scientifique > Productions du Conseil Scientifique > Communiqués du Conseil Scientifique > Recommandations de la SPILF sur les infections urinaires : une optimisation de la prise en charge à saluer, mais encore des inconnues - Juin 2015

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Recommandations de la SPILF sur les infections urinaires : une optimisation de la prise en charge à saluer, mais encore des inconnues - Juin 2015

Créé le mardi 9 juin 2015

Recommandations de la SPILF sur  les infections urinaires : une optimisation de la prise en charge à saluer, mais encore des inconnues

Fin 2014, la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) a publié une actualisation des recommandations sur les infections urinaires (IU)1. Tenant compte des données scientifiques récentes et clarifiant les arbres décisionnels, ce texte modifie certaines stratégies de prise en charge.

Ce travail catégorise les différents types d’IU et définit les terrains à risque sans ambiguïté (le diabète ne l’est plus). Il argumente les choix d’antibiothérapie sur des raisonnements éclaircis en tenant compte des évolutions de l’épidémiologie bactérienne.

Le CNGE salue la place primordiale laissée à la clinique2, les examens complémentaires n’ayant d’utilité que lorsqu’ils permettent d’orienter la stratégie utile pour le patient.

Quatre recommandations méritent d’être soulignées :

- l’inutilité du contrôle par examen cytobactériologique des urines/bandelette urinaire (ECBU/BU) en cas de guérison clinique

- la suprématie des données de l’interrogatoire sur la BU en cas de contradiction au cours d’une cystite aiguë simple3

- les changements de paradigme concernant les infections urinaires masculines : toute infection urinaire n'est pas obligatoirement une prostatite, la BU a une forte valeur prédictive chez l’homme 

- l’indication restreinte de l’échographie au cours d’une pyélonéphrite (PNA).

Certains points de ces recommandations mériteraient d’être clarifiés :

  1. La recommandation indique que le risque d’évolution d’une cystite vers une PNA est très rare. Il serait donc plus cohérent de ne plus proposer les fluoroquinolones dans le traitement probabiliste des cystites  (proposées en troisième intention dans le cas des cystites simples, en seconde intention dans celui des cystites à risque de complications).

  2. Le concept de personne âgée fragile à risque de complication, est une notion simple, pour laquelle l’expérience clinique nous semble suffisante. Le choix des critères de Fried (score combinant la perte de poids involontaire, la vitesse de marche, la faible endurance, la faiblesse/fatigue et les activités physiques réduites)4 pour définir la fragilité, est une option difficilement utilisable en pratique quotidienne.

  3. En médecine générale, la recommandation de différer le traitement jusqu’à la réception du résultat de l’ECBU et de l’antibiogramme pour les cystites des patients à risque de complications, néglige la gêne occasionnée aux patient(e)s par cet état pathologique. Elle pourrait évoluer en proposant un traitement probabiliste dans l’attente des résultats de l’ECBU.

  4. Enfin, ces recommandations sont basées sur des données issues d’études majoritairement réalisées en milieu hospitalier soulignant un déficit de travaux en ambulatoire dans un domaine où l’épidémiologie et les pratiques changent rapidement. Or ces données ambulatoires sont essentielles en raison du problème majeur posé par la surprescription d’antibiotiques dans cette indication5.

    Le CNGE appelle à davantage de collaboration interdisciplinaire entre spécialistes des soins primaires, infectiologues et bactériologistes pour élaborer de futures recommandations, de préférence labellisées par la HAS, et des travaux de recherche.

Références

1. SPILF. Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires de l’adulte [Internet]. 2014 [consulté le 17 Mars 2015]. Disponible sur : http://www.infectiologie.com/site/medias/Recos/2014-infections_urinaires-long.pdf

2. Bent S, Nallamothu BK, Simel DL, Fihn SD, Saint S. Does this woman have an acute uncomplicated urinary tract infection? JAMA 2002;287:2701-10.

3. Etienne M, Lefebvre E, Frebourg N, et al. Antibiotic treatment of acute uncomplicated cystitis based on rapid urine test and local epidemiology: lessons from a primary care series. BMC Infect Dis 2014;14:137.

4. Fried LP, Tangen CM, Walston J, et al. Frailty in older adults: evidence for a phenotype. J Gerontol A Biol Sci Med Sci 2001;56:M146-156.

5. Institut de veille sanitaire (InVS) et Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Consommation d’antibiotiques et résistance aux antibiotiques en France : nécessité d’une mobilisation déterminée et durable. Bilan des données de surveillance, 18 novembre 2014. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2014. 10 p. Disponible à partir de l’URL : http://www.invs.sante.fr

Contacts : Vincent Renard  06.25.80.33.29 & Caroline Huas 06.03.43.59.05

 

 

 


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