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Conseil Scientifique > Productions du Conseil Scientifique > Extraits de brèves de la revue exercer > Octobre n’est peut-être pas si rose… Novembre 2016

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Créé le dimanche 20 novembre 2016

Octobre n’est peut-être pas si rose…

En France, le dépistage du cancer du sein repose sur la mammographie (associée à la palpation des seins). Malgré les incertitudes concernant la balance bénéfices-risques d’une telle stratégie, un dépistage organisé a été mis en place en 2004 pour les femmes âgées de 50 à 74 ans. A ce jour, la lettre d’invitation qui leur est adressée n’apporte pas les éléments nécessaires pour une réelle décision médicale partagée. Une équipe de chercheurs français a évalué l’effet d’un document d’information explicitant les bénéfices et les risques du dépistage par mammographie. Un essai contrôlé randomisé multicentrique a été mené auprès de 15 844 femmes âgées de 50 à 74 ans. Les femmes ayant reçu le document d’information ont moins participé au dépistage dans les 12 mois que celles ayant reçu une lettre d’invitation classique (40,3 vs 42,1 % ; p = 0,02). Les avantages étaient pourtant présentés sous forme de risques relatifs, et les inconvénients sous forme de risques absolus, ce qui tend à surestimer les premiers par rapport aux seconds. Cette étude démontre, une fois de plus, que la participation dépend de la qualité – pour ne pas dire de l’honnêteté – de l’information délivrée.

En pratique

En continuant à informer de manière biaisée les femmes sur les risques inhérents au dépistage du cancer du sein par mammographie, elles sont encouragées à participer à une stratégie n’ayant toujours pas fait clairement la preuve de son efficacité en termes de morbimortalité. A l’heure de la décision médicale partagée et de l’approche centrée patient, l’information nécessite d’être complète surtout en cas d’incertitude.

Oncotarget 2016. doi: 10.18632/oncotarget.7332.