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Conseil Scientifique > Productions du Conseil Scientifique > Communiqués du Conseil Scientifique > Maladies d’Alzheimer et apparentées : diagnostiquer mais pas dépister - Septembre 2011

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Maladies d’Alzheimer et apparentées : diagnostiquer mais pas dépister - Septembre 2011

Créé le vendredi 30 septembre 2011


COMMUNIQUE DE PRESSE
COLLEGE NATIONAL DES GENERALISTES ENSEIGNANTS
Vincennes, 30 septembre 2011

Maladies d’Alzheimer et apparentées : diagnostiquer mais pas dépister

Les démences touchent environ 18 % des personnes après 75 ans et 47 % après 90 ans. En France, il y aurait 850 000 personnes atteintes, et 225 000 nouveaux cas par an. Les démences sont des pathologies graves, avec une espérance de vie de l’ordre de cinq ans après le diagnostic et un retentissement important sur l’entourage. Les causes principales chez les patients âgés sont la maladie d’Alzheimer (environ 70 % des cas en France), et les démences vasculaires (10 %) ou mixtes (20 %).1

En l’absence de traitement curatif, il n’est pas justifié de dépister la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées en population générale, et a fortiori les « troubles cognitifs légers ».2,3 Un dépistage ou un diagnostic trop précoce peut conduire à de nombreux diagnostics faussement positifs et provoquer une angoisse inutile chez les patients et leur entourage.
En cas de plaintes cognitives (notamment de troubles de la mémoire) ou fonctionnelles (notamment difficultés à gérer son budget) exprimées par le patient ou son entourage, il peut être légitime pour le médecin généraliste de rechercher un diagnostic présomptif de ces maladies, en sachant que les preuves du bénéfice d’un diagnostic précoce sont assez limitées.4  Les batteries d’examens utilisées en milieu spécialisé pour une évaluation neuropsychologique approfondie sont encore insuffisamment validées, et peuvent conduire à des diagnostics erronés.4,5 De plus, les résultats de ces investigations sont insuffisamment transmis au médecin traitant du patient.6

Le CNGE ne recommande donc pas le dépistage de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, mais une approche diagnostique en fonction du bénéfice attendu pour le patient.

Références
1Berr C, Nassime TN, Nourashemi F, Andrieu S. Epidémiologie des démences. Presse Med 2007;36:1431-41.
2Direction générale de la santé, France Alzheimer, Association francophone des droits de l'Homme âgé. Alzheimer : l'éthique en questions. Recommandations. Paris: Ministère de la santé et des solidarités, 2007.
3Roubaud C. Evaluation des procédures diagnostiques de la maladie d’Alzheimer : une revue systématique des méta-analyses. Thèse de médecine, Université Claude Bernard Lyon 1, 2011.
4Letrilliart L, Pouchain D. Syndrome démentiel et maladie d’Alzheimer : approche diagnostique. exercer 2011;96:52-6.
5Hauw JJ. Le diagnostic des démences est bien difficile. Rev Prat 2001;51:2173-4.
6Cadier S, Hummers-Pradier E, Bail P, Le Reste JY. Transmission des données cliniques et paracliniques concernant les patients souffrant de démence lors de leur institutionnalisation. exercer 2010;94:138-43.


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