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Conseil Scientifique > Productions du Conseil Scientifique > Extraits de brèves de la revue exercer > Le 6e sens médical - Octobre 2014

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Le 6e sens médical - Octobre 2014

Créé le mardi 28 octobre 2014

Le 6e sens médical : valeur prédictive positive d’une suspicion de maladie grave par un médecin généraliste

D’après une étude danoise, la suspicion d’une maladie grave par un médecin généraliste justifierait des investigations même en l’absence de symptôme ou de signe clinique. La suspicion d’un cancer ou d’une maladie grave à la fin d’une consultation par un médecin généraliste serait fortement prédictive. 404 médecins généralistes ont enregistré les données de patients majeurs ayant consulté au cours d’une journée, y compris leur suspicion d’une maladie grave ou d’un cancer. Ces patients ont ensuite été suivis via un registre national. Sur 4 518 patients, les médecins ont suspecté une maladie grave 257 fois (5,7%). L’âge, des symptômes digestifs, hématologiques, ou gynécologiques étaient associés à une suspicion de maladie grave. La prévalence de suspicion était plus élevée chez les hommes, les patients âgés, les patients atteints de maladies chroniques et les retraités. Le diagnostic de maladie grave ou de cancer dans les 2 mois suivant la consultation était plus fréquent lorsque le médecin avait suspecté quelque chose : HR = 2,98 ; (IC95 = 1,93-4,62) pour toutes maladies graves confondues, et HR = 7,55 ; (IC95 = 2,66-21,39) pour les cancers seuls. Parmi les 42 patients pour lesquels la suspicion du médecin a été confirmée, 22 avaient des symptômes relatifs au diagnostic HR = 52,4 ; (IC95 = 37,7-66,6). La valeur prédictive positive de la suspicion des médecins était respectivement de 9,8 % dans les 2 mois et de 16,4 % dans les 6 mois suivant la consultation initiale. D’après les auteurs, le système de santé au Danemark et au Royaume-Uni permet un accès rapide aux investigations complémentaires uniquement en cas de signes spécifiques. Il n’est pas adapté à la médecine générale, car les symptômes y sont souvent mal définis ou aspécifiques. Ils demandent que les médecins généralistes aient un accès rapide aux examens endoscopiques ou d’imagerie en cas de suspicion de maladie grave.

 

Br J Gen Pract 2014; doi:10.3399/bjgp14X680125.

 


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