Communiqué de Presse SNEMG du 22 juillet 2010
publié le jeudi 22 juillet 2010, par Stéphane Solanille
Communiqué de presse du 22 juillet 2010
En médecine générale, plus d’internes pour moins d’enseignants : où est la logique des ministères ?
Pour répondre aux enjeux démographiques et apporter des solutions aux problèmes de l’accès aux soins pour les français, le ministère de la Santé a décidé d’augmenter le nombre de postes d’internes pour la médecine générale à l’issue des épreuves classantes nationales.
Les départements de médecine générale (DMG) sont déjà en sous effectif majeur (156 enseignants associés à ¼ temps et 10 titulaires en médecine générale pour toute la France). Ils ne parviennent pas déjà à remplir leurs missions. La répartition des postes ouverts aux internes ne tient pas compte des capacités locales de formation.
La solution passe par la reconnaissance de la discipline médecine générale, la valorisation de la maitrise de stage et la nomination d’enseignants de médecine générale en nombre suffisant.
Malgré cela le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche fait fi de la loi HPST, fi des décisions de la Commission Nationale d’Intégration et du Conseil National des Universités.
• 39 enseignants associés de médecine générale sont reconnus titularisables depuis mars 2010 par la Commission Nationale d’Intégration : le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche attend. Le SNEMG demande leur nomination.
• 22 enseignants sont reconnus aptes au poste de maitre de conférences associé à l’unanimité par le Conseil National des Universités. Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche n’en nomme que 16. Le SNEMG réclame la nomination des 22 enseignants.
• Le SNEMG demande la nomination de 50 chefs de clinique par an et sur 5 ans, la création d’un statut de praticien généraliste des universités entre le clinicat et le poste de maitre de conférences des universités.
L’avenir de la médecine générale passe par la formation des futurs médecins généralistes. La conjonction des départs en retraite d’enseignants associés et des nominations insuffisantes par le MESR conduit à détériorer gravement les conditions de leur formation.
Le SNEMG demande une politique cohérente avec des moyens coordonnés, de manière à ce que les territoires cessent de perdre leurs médecins généralistes.
Pour le bureau du SNEMG
Dr Sébastien Leruste, Président
Contact presse : Dr Sébastien Leruste - 06 13 37 30 86 - s.leruste@snemg.fr