Communiqué de Presse SNEMG du 17 mai 2010
publié le lundi 17 mai 2010
Communiqué de presse du 17 mai 2010
Nominations d’enseignants de médecine générale :
il faut agir d’urgence
Les besoins de santé de la population et les enjeux de la démographie médicale sont tels que le ministère de la santé admet la nécessité que 50% des internes soient des médecins spécialistes de médecine générale.
Mais en l’absence de moyens humains dédiés à la formation des internes, les départements de médecine générale (DMG) sont dans l’incapacité de répondre à cette mission. L’investissement des enseignants de médecine générale va bien au delà du raisonnable et leur bénévolat ne peut plus durer. Les enseignants cliniciens ambulatoires (ECA), les attachés d’enseignement, les chargés d’enseignement, les enseignants associés consacrent un tel temps à la formation des étudiants qu’ils mettent en péril leur équilibre professionnel. Dans certains DMG, comme à la faculté de Lille, des enseignants de médecine générale ne peuvent et ne veulent plus pallier le manque d’enseignants universitaires nommés.
Actuellement les 6 000 internes de médecine générale sont gérés par 85 équivalents temps plein universitaire dont seulement 10 titulaires pour toute la France, alors que le reste des étudiants est géré par 5 500 titulaires temps plein universitaire. Demain, c’est 12 000 internes de médecine générale qu’il faudra former. Cette nécessité de former des médecins généralistes est un constat partagé par tous, ce déséquilibre des moyens universitaires est intolérable.
Le SNEMG réclame :
• la titularisation universitaire des 39 enseignants associés de médecine générale déjà reconnus aptes par la Commission Nationale d’Intégration
• la nomination des 21 nouveaux enseignants de médecine générale reconnus aptes au poste de maitre de conférences associé à l’unanimité du Conseil National des Universités
• un plan de nomination de 50 nouveaux enseignants associés/an annoncé dès maintenant pour permettre le recrutement
Sans ces décisions raisonnables et de bon sens, faute de relève en l’absence de projet professionnel en médecine générale à l’université, les territoires continueront à se dépeupler de leurs médecins généralistes.
Pour le bureau du SNEMG
Dr Sébastien Leruste, Président
Contact presse : Dr Sébastien Leruste
06 13 37 30 86 -
s.leruste@snemg.fr