Communiqué de Presse du SNEMG du 1er juin 2008
publié le lundi 2 juin 2008, par Stéphane Solanille
Communiqué de presse du 01 juin 2008
En laissant la médecine générale universitaire sans nouveau poste d’enseignant malgré des sous effectifs invraisemblables, le ministère laisse les étudiants et les enseignants dans le désarroi et des difficultés insurmontables.
Le Syndicat National des Enseignants de Médecine Générale a écrit à Mme la Ministre Valérie PECRESSE pour lui annoncer que la prochaine rentrée universitaire ne pourrait pas se dérouler sans désordre (Cf. courrier en annexe).
A la suite de ce qui est annoncé par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR) comme un effort particulier pour la discipline, le ratio enseignants universitaires/internes en médecine générale va passer de 0,0109 (64 équivalents temps plein pour 5863 internes) à moins de 0,0106 ! à la rentrée prochaine (68 équivalents temps plein pour plus de 6400 internes).
En l’absence de nomination, l’augmentation du numerus clausus va encore faire baisser le ratio enseignants/internes pourtant déjà plus de 10 fois inférieur à celui des autres disciplines. Il n’y a pour toute la France aucun titulaire universitaire temps plein (5200 ! pour les autres disciplines) et seulement 136 enseignants mi-temps de médecine générale.
La communication du ministère qui ajoute aux très rares créations de postes les transformations de postes (qui sont des promotions d’enseignants déjà en place) ou les nominations de chefs de clinique (dont les missions n’ont rien à voir avec celles des enseignants universitaires), ne change pas la réalité du terrain qui va rester catastrophique.
Le MESR a agi efficacement et intelligemment pour faire adopter une loi sur les enseignants de médecine générale votée à l’unanimité par les deux chambres en janvier dernier.
Pourquoi les moyens par ailleurs modestes, nécessaires à la mise en place d’une vraie filière universitaire ne suivent-ils pas ? Pourquoi les étudiants voudraient-ils s’engager dans une discipline si maltraitée ?
C’est pour cette raison qu’une grande partie des internes qui rentrent en DES de médecine générale se destinent à d’autres professions. La catastrophe démographique qui va se traduire par une baisse sans précédent des médecins généralistes ne peut que s’amplifier avec le maintien d’une telle pénurie.
50 nouveaux postes/an d’enseignants associés (25 équivalents temps plein pour toute la France) pendant 3 ans, la titularisation d’1 enseignant par faculté/an en moyenne pendant 3 ans, 1 poste de chef de clinique en médecine générale par faculté, changeraient la donne.
Les demandes urgentes, raisonnables et argumentées n’ont elles aucune chance d’être entendues par le ministère ?
Le 01/06/2008
Contact Presse :
Vincent Renard Président du SNEMG / 06 25 80 33 29